« Voir l’ Inde et mourir » ! (Reportage)

Il est des histoires, des personnes, des lieux, des sites, des régions, des cultures ou des pays qui vous marquent à jamais. L’Inde en fait parti et regroupe, en elle seule, tout cela.

Partir en Inde, c’est découvrir une façon d’être, une façon de vivre, une façon différente d’aimer et d’accepter la vie telle qu’elle se présente. Un exemple concret du vivre ensemble avec plus de 1,3 milliard d’habitants, six religions majeures et des centaines de croyances différentes.

Nous allons, dans le reportage qui suit, essayer de vous décrire, le plus fidèlement possible, notre séjour en Inde- où nous avons eu l’opportunité de visiter 03 villes (Delhi- Agra- Jaipur)- en toute objectivité, avec les sites à voir absolument, les incontournables, ainsi que quelques astuces bonnes à connaitre.

Après environ 15 heures de trajet (07 heures de vol via Dubai, 03 heures d’escale et 4h30 de vol vers Delhi) +4h30 de décalage horaire, nous arrivons à Delhi fatigués mais heureux. Nos premières impressions sont l’immensité de cette ville, un trafic routier impressionnant en nombre de véhicules et, surtout, en « Tuk-Tuk », une sorte de taxis en tricycle motorisé aux prix très abordables, des klaxons à tout bout de champ, des couleurs par centaines et le respect total des animaux faisant quasiment parti de la société.  

Petit historique sur l’Inde

L’Inde, ou la République de l’Inde, est un pays d’Asie du Sud qui occupe la majeure partie du sous-continent indien. Sa capitale est New Delhi. L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé avec 1,324 milliard d’habitants (en 2016) et le septième plus grand pays du monde avec 3,287 millions de Km². Le littoral indien s’étend sur plus de sept mille kilomètres. Le pays a des frontières communes avec le Pakistan à l’ouest, la Chine, le Népal et le Bhoutan au nord et au nord-est, le Bangladesh et la Birmanie à l’est. Sur l’océan Indien, l’Inde est à proximité des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka et de l’Indonésie au sud-est. L’Inde partage également une frontière avec l’Afghanistan au nord-ouest.

L’Inde est un foyer de civilisations parmi les plus anciennes du monde. La civilisation de la vallée de l’Indus (8000 av. J.-C. – 1900 av. J.-C.), dite aussi civilisation harappéenne, est une civilisation de l’Antiquité. Le sous-continent indien a abrité de vastes empires et est présent sur les routes commerciales dès l’Antiquité.

L’Inde est la terre de naissance de quatre religions majeures : l’Hindouisme (pour 80% de la population), le Jaïnisme (0,4%), le Bouddhisme (0,7%) et le Sikhisme (1,7%). Alors que le Zoroastrisme, le Christianisme (2,3%) et l’Islam (14%) s’y sont implantés durant le Ier millénaire. Aujourd’hui, l’Inde est d’ailleurs un pays très diversifié sur le plan religieux tout comme sur les plans culturel et linguistique (plus de 20 langues et des centaines de dialectes).

Les conquêtes musulmanes des Indes commencent, en 711-712, avec l’invasion du Sind (actuellement province du Pakistan) par les Arabes, se poursuivent au XIe siècle et au XIIe siècle avec celle des Turcs et des Afghans, attirés par les richesses des hindous, et s’achèvent avec l’empire moghol au XVIe siècle (1526- 1858). D’où le nombre impressionnant de sites d’architecture indo-musulmane.

Après l’empire moghol, le pays a été graduellement annexé par la Compagnie anglaise des Indes avant de passer sous le contrôle du Royaume-Uni au XIXe siècle. L’Inde devient indépendante en 1947 après une lutte marquée par la résistance, non-violente, du Mohandas Karamchand Gandhi. Le pays est depuis 1950 une république parlementaire fédérale considérée comme la démocratie la plus peuplée au monde. 

Delhi

Jama Masjid

Le Jama Masjid, dit aussi Grande Mosquée de Delhi, est la plus grande mosquée d’Inde. Elle peut y accueillir jusqu’à 25.000 fidèles. Construite entre 1644 et 1656 sous le règne de l’empereur moghol Shâh Jahân, celui là même qui a construit le Taj Mahal et le Fort Rouge de Delhi, elle est revêtue de grès rouge. La mosquée, hautement décorative, a trois grandes portes, quatre tours et deux minarets de 40 m de haut construits avec des bandes de grès rouge et de marbre blanc. À l’intérieur, alors que le minbar parait plutôt petit, le mihrab prend une dimension immense.

Entrée gratuite. 200 Roupies pour un appareil photo ou une caméra. 50 Rs pour monter dans le minaret.

NB : 1 euro = 80 Roupies (Rs) et 1 $ US = 70 Rs (les taux de change sont variables)

Qutb Minar 

Qutub Minar et la mosquée Quwwat Ui Islam- Delhi
Qutub Minar et la mosquée Quwwat Ui Islam- Delhi

Qutb Minar est, sans doute, l’un des plus beaux monuments d’Inde. C’est une tour de 73 m de haut construite en 1193 par Qutb-ud-din Aibak, premier souverain musulman de Delhi, immédiatement après la défaite du dernier royaume hindou de Delhi.  La tour comprend cinq étages distincts, chacun marqué par un balcon en saillie et se rétrécit d’un diamètre de 15 m à la base à seulement 2,5 m au sommet. Les trois premiers étages sont en grès rouge et les quatrième et cinquième étages sont en marbre et en grès. Au pied de la tour se trouve la mosquée Quwwat-ul-Islam, la première mosquée construite en Inde. Une inscription sur sa porte orientale informe qu’ « il a été construit avec des matériaux obtenus à partir de la démolition de 27 temples hindous ».

Un pilier de fer de 7m de haut, datant du 4ème siècle, se dresse dans la cour de la mosquée. On dit que si vous pouvez l’encercler avec vos mains, tout en restant debout, votre souhait sera satisfait.

Même si elle est en ruines, la mosquée Quwwat Ui Islam (la Lumière de l’Islam) du complexe Qutb reste une magnifique structure. Sa construction fut achevée en 1197.

N’oubliez-pas, non plus, d’apprécier le magnifique portail d’Alai-Darwaza, chef-d’œuvre de l’art indo-musulman.

Billet d’entrée : 500 roupies (6,5 euros).

La tombe de Humayun : Probablement l’un des plus beaux monuments de Delhi

Tombe de Humayun- Delhi
Tombe de Humayun- Delhi

La tombe de Humayun est un site funéraire qui fut réalisé en 1560 par le fils d’Humayun, le grand empereur Akbar. C’est un complexe d’architecture moghole. Il abrite la tombe de l’empereur Humayun ainsi que 150 membres de la famille royale, d’où son surnom de nécropole de la dynastie moghole. Outre la sépulture de Humayun, on trouve dans le bâtiment principal les tombes de ses femmes Biga Begum et Hamida Begum ainsi que de Dara Shikoh, son arrière-arrière-petit-fils. Les empereurs moghols Jahandar Shah, Farrukhsiyâr, Rafi-ud-Darajat, Rafi-ud-Daulat et Alamgir II y sont également enterrés.

Première « tombe-jardin » du sous-continent indien, la tombe d’Humayun est construite à une échelle monumentale, avec une grandeur de conception et dans un décor de jardin sans précédent dans le monde islamique pour un mausolée. Ici, pour la première fois, d’importantes innovations architecturales ont vu le jour, notamment avec la création du char-bagh, un décor de jardin inspiré de la description du paradis dans le Saint Coran. L’échelle monumentale réalisée ici deviendra caractéristique du style impérial moghol qui atteindra son apogée, 80 ans plus tard, avec un autre mausolée : le Taj Mahal.

L’authenticité de la tombe d’Humayun réside dans le fait que le mausolée, les autres structures et le jardin ont conservé leur forme et leur conception, leurs matériaux et leur cadre d’origine.

Le complexe a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993 et a été, depuis, largement restauré.

Entrée : 500 Rs (gratuit jusqu’à 15 ans), 25 Rs pour une caméra.

Mémorial du Mahatma Gandhi (Raj Ghat)

Mémorial du Mahatma Gandhi- Delhi

Une plate-forme carrée en marbre noir marque l’endroit où le Mahatma Gandhi a été incinéré suite à son assassinat en 1948. Une flamme éternelle brûle à l’une de ses extrémités.

Sur le mémorial est inscrit l’épitaphe Hē Ram («Ô Dieu»), qui sont les dernières paroles murmurées par Gandhi.

Le mémorial est entouré d’un magnifique parc et de deux musées. 

 

Le temple Sikh ou Gurudwara Bangla Sahib : A visiter absolument

C’est le plus grand temple sikh de Delhi. Tout de marbre blanc, coiffé d’un dôme doré et agrémenté d’un vaste bassin pour les ablutions des fidèles, il fut bâti au XVIIIe siècle en souvenir de la visite du huitième Gourou Harkrishan, en 1664.

A l’entrée du sanctuaire, des boutiques proposent les traditionnels articles de piété : exemplaires du Granth Sahib (le livre saint du sikhisme), poignards, sabres, bracelets (attributs obligés des fidèles). N’hésitez pas à vous adresser à l’accueil où l’on vous donnera mille explications sur la religion fondée par Gourou Nanak. Arrêtez-vous un moment dans la grande salle de prière pour écouter les hymnes des fidèles, accompagnés à l’harmonium portatif et au tabla. Ensuite, rendez-vous dans le musée attenant (entrée gratuite). Il présente l’histoire des sikhs au travers de tableaux. Enfin ne manquez pas le réfectoire propre à tous les temples sikhs (ou langar). A l’heure des repas, les fidèles s’assoient par terre en rangées, et des volontaires leur servent du dal (lentilles) et chapati (pain traditionnel indien). Ce repas commun symbolise l’unité de la communauté et l’absence de classes sociales. En ressortant vous pourrez admirer le bassin, béni par le huitième Guru. L’eau a guéri, semble-t-il, les personnes souffrant de la vérole ou du choléra. Toujours en activité, il continue à être vénéré par les fidèles.

Ne pas oublier la visite des cuisines où des bénévoles peuvent préparer jusqu’à 80000 repas par jour qui seront gracieusement offerts aux plus pauvres et aux pèlerins. Vous pourriez également les aider à préparer ces repas.

Temple Sikh-Gurudwara Bangla Sahib- Delhi

Entrée gratuite. A l’interieur, il faudra vous déchausser et vous couvrir les cheveux (on vous prêtera un couvre-chef gratuitement).

Old Delhi et Chandni Chowk

Old Delhi est une ville fortifiée de l’Inde. Elle a été fondée par Shâh Jahân en 1639. Elle est restée la capitale des moghols jusqu’à la fin de la dynastie moghole. Elle était remplie de demeures et de membres de la cour royale, de mosquées et de jardins. Aujourd’hui, bien qu’elle soit devenue surpeuplée et délabrée, elle reste le cœur symbolique du patrimoine de Delhi.

La vieille ville d’Old Delhi est entourée d’un mur d’enceinte d’environ 6 km2  et de 14 portes. Dans la période moghole, les portes étaient verrouillées la nuit. Une partie des portes ont disparu, mais la plupart sont toujours présentes.

Dans le Old Delhi on retrouve le fameux « Chandni Chowk », datant de plus de 3 siècles, qui est l’un des marchés les plus anciens et les plus achalandés. C’est l’endroit idéal pour faire du shopping. On y trouve de tout. Il suffit de se perdre dans les ruelles attenantes pour vite s’en apercevoir : livres, disques, sucreries, restaurants, textiles, électronique, articles en cuir, bijoux de perles, d’or ou d’argent, parfums naturels, épices, tissus en tous genres tels que la soie, le satin, le crêpe, le coton, la mousseline et, bien évidemment, les fameux saris indiens.

Porte de l’Inde et le Palais présidentiel

Vous pouvez, également apprécier les bâtiments gouvernementaux majestueux de l’ère britannique conçus par Edwin Lutyens, y compris la Porte de l’Inde (Monument aux morts) et le Palais présidentiel.

Agra 

La ville d’Agra est située dans le nord de l’Inde, dans l’État d’Uttar Pradesh, à 230 Kms et 4 heures de route de Delhi. Parmi ses nombreux monuments, elle compte notamment le Taj Mahal, le Fort rouge et, à proximité, Fatehpur-Sikri, tous trois inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Taj Mahal : Majestueux !

Incontestablement le monument le plus visité de l’Inde et probablement du monde, avec plus de 7 millions de visiteurs par an, le Taj Mahal, qui signifie « le palais de la couronne », fait parti des 7 merveilles du monde, et est situé  au bord de la rivière Yamuna. Il est considéré comme un joyau de l’architecture moghole, un style qui combine les architectures islamique, perse et indienne.

Le Tāj Mahal est un mausolée construit par l’empereur moghol Shâh Jahân, entre 1631 et 1648, en mémoire de son épouse favorite, Arjumand Bânu Begam, plus connue sous le nom Mumtâz Mahal, qui signifie « La lumière du palais » en persan, morte en couches en 1631 lors de l’accouchement de leur 14ème enfant, et dans lequel repose, également, son époux, mort le 31 janvier 1666, et inhumé auprès d’elle.

L’édifice principal, coiffé d’un dôme majestueux, a été sculpté dans le marbre blanc et est incrusté de pierres précieuses. Érigé au fond d’une cour aux quatre coins de laquelle se dressent des minarets, cet édifice se reflète dans le bassin central.

Le Taj Mahal, joyau le plus parfait de l’art musulman en Inde, est l’un des chefs-d’œuvre universellement admirés du patrimoine de l’humanité qui a demandé la présence de plus de 20.000 hommes et 1000 éléphants qui servaient au transport des charges lourdes. Maçons, marbriers, mosaïstes, sculpteurs, peintres, calligraphes, bâtisseurs spécialisés dans l’édification de dômes et autres artisans venus de l’ensemble de l’empire, ainsi que d’Asie centrale et d’Iran, ont été réquisitionnés pour participer à la construction du Taj Mahal, sous les ordres de son principal architecte, Ustad-Ahmad Lahori. 

La mosquée, le pavillon des invités et l’entrée principale au sud, de même que la cour extérieure et ses cloîtres, y ont été ajoutés ultérieurement et achevés en 1653. La présence de plusieurs inscriptions historiques et coraniques en caractères arabes a facilité l’établissement de la chronologie du Taj Mahal. Sa beauté architecturale reconnue repose sur une combinaison rythmée de pleins et de vides, d’éléments concaves et convexes, d’ombres et de lumières, où les arcs et les coupoles en rehaussent l’aspect esthétique. La polychromie de parterres d’un vert éclatant qui bordent des allées aux teintes rougeâtres sous un ciel d’un bleu lumineux met en valeur les changements constants de tonalités et de nuances que prend le monument selon l’heure du jour ou de la saison. Les sculptures en marbre avec incrustations de pierres précieuses et semi précieuses confèrent à l’édifice toute son originalité.

Le caractère unique du Taj Mahal réside dans plusieurs innovations véritablement remarquables qui ont été introduites par les horticulteurs et architectes de Shah Jahan. Les quatre minarets isolés, placés dans les angles de la plate-forme, ajoutent une dimension jusqu’alors inconnue à l’architecture moghole. Tout en apportant une sorte de référence spatiale à l’édifice, ils créent aussi un effet tridimensionnel.

Le Taj Mahal, qui allie la perfection d’harmonie et une qualité d’exécution exceptionnelle, représente le plus beau joyau architectural et artistique de toute l’architecture funéraire indo-islamique. Ce chef d’œuvre architectural sur le plan de la conception, du traitement et de l’exécution de l’édifice possède des qualités esthétiques uniques d’équilibre, de symétrie et d’harmonie entre ses divers éléments. 

Les jardins du Taj Mahal

Le Taj Mahal vu des jardins
Le Taj Mahal vu des jardins

Les jardins du Taj Mahal sont parmi les plus beaux jardins moghols d’Inde. Inspirés du style persan, ils sont aménagés dans un espace clos et les canaux et allées y dessinent des plans rectilignes. Les bassins sont placés de sorte à refléter les jardins, le ciel et le Taj Mahal. Les allées découpent les parterres en 8 parties, un chiffre auspicieux pour les Musulmans. Chaque carré comprend 16 lits de fleurs.

Dans le Coran, le jardin est le symbole du paradis, et l’on comprend mieux pourquoi ils ont été particulièrement soignés ici. 

Bon à savoir : Ce monument emblématique de l’Inde, et l’un des plus célèbres au monde, s’inscrit au patrimoine architectural mondial comme un témoignage d’amour éternel, une folie romantique. Le Taj Mahal fait partie de ces monuments vus mille fois en photo ou dans des reportages. Et pourtant, lorsqu’il se dresse de toute sa blancheur délicate devant vos yeux, il est impossible de ne pas se laisser surprendre par sa beauté, sa majesté, sa grâce. L’effet d’émerveillement bat son plein. Il faut le voir aux premières heures du matin, quand le soleil encore ensommeillé vient caresser le marbre blanc de ses premiers rayons en le faisant rosir. C’est aussi l’heure à laquelle la foule est moindre et le lieu vous « appartient ».

Prix du billet et heures d’ouverture: 1000 roupies (12,5 euros). Ouvert de 6h00 à 19h00. Fermé le vendredi. Meilleure heure de visite : Tôt le matin, dés l’ouverture, pour voir les premiers rayons de soleil couvrir le dôme en offrant, ainsi, des reflets de toute beauté. 

Le Fort d’Agra ou Fort Rouge : Une merveille!

Le Fort Rouge d'Agra

À proximité immédiate des jardins du Taj Mahal, le Fort d’Agra est probablement le plus beau site que nous ayons visité. Recouvrant une surface de 38 hectares, c’est le plus grand fort de l’Inde. Il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983. Les murs d’enceinte, en grès rouge (d’où son appellation Fort Rouge), sont hauts de 21 mètres et longs de 2,5 km. Il est l’œuvre de l’empereur Akbar, qui le fit construire à partir de 1565, alors qu’il n’était âgé que de 23 ans, pour son fils Jahângîr. La construction, qui employa près de 4 000 personnes, s’étendit sur huit années pour s’achever en 1573. Son petit-fils, Shah Jahan, le transforma en palais et c’est Aurangzeb (fils de Shah Jahan) qui ajouta sa touche finale : les remparts extérieurs.

Il présente beaucoup de similitudes avec le Fort Rouge de Delhi, tant par son organisation que par ses éléments architecturaux mais il est beaucoup plus abouti et délicat.

Et même s’il reste occupé, en grande parti, par l’armée, vous aurez toute la latitude de visiter cet immense édifice qui comprend en son sein un grand nombre de palais féeriques parmi lesquels :

Jahangir Mahal :  Sur la droite en entrant dans le fort se dresse le palais de Jahangir en grès rouge. Construit par Akbar, ce palais était le quartier réservé aux femmes de la maison royale. A gauche, vous pénétrez dans une autre petite pièce au phénomène acoustique surprenant. Il faut être deux pour en prendre la mesure et se tenir chacun à un angle diamétralement opposé. L’un murmure vers le mur, et de l’autre côté de la pièce, l’autre écoute. Le son remonte le long de l’arche de la voûte pour redescendre vers l’auditeur qui se trouve à 10 mètres plus loin ! Un ingénieux système de climatisation était aussi prévu pour rafraîchir les murs du palais lors des chaudes journées d’été. Des canalisations couraient dans les murs, apportant ainsi de la fraîcheur.

Khas Mahal : Le style de ce petit palais montre l’évolution de l’architecture entre le règne d’Akbar et celui de Shah Jahan. Il fut construit entre 1631 et 1640 pour les deux filles préférées de l’empereur, Jahanara et Roshanara. Le pavillon central s’ouvre sur un jardin moghol, l’Anguri Bagh (le jardin du raisin), et est doté d’un bassin central. Les plafonds sont richement décorés. Les pavillons latéraux arborent de riches motifs floraux et de dessins géométriques. Le bleu et l’or, les couleurs royales, ont été utilisées avec abondance et on peut encore en voir quelques traces sur les murs.

Shish Mahal (Palais des Mirroirs) : Cet autre palais de marbre a également été édifié par Shah jahan. Les deux pièces principales, connectées par une large arche centrale, sont pourvues de deux bassins en marbre qui laissent à penser qu’il s’agissait des bains royaux. Le palais est entièrement décoré d’éclats de miroirs venus d’Alep, incrustés dans les plâtres. L’intérieur est volontairement sombre nécessitant l’utilisation de bougies qui se reflétaient dans les miroirs, créant un effet digne des Mille et une nuits.

Musamman burj : Cette tour hexagonale précédée d’une chambre richement ornementée aurait été construite par Shah Jahan pour son épouse favorite Mumtaz. Toute de marbre blanc, la pièce principale est ornée de pietra dura, des incrustations de pierres semi-précieuses colorées formant des motifs floraux de toute beauté. Depuis la tour, la vue sur le Taj Mahal est imprenable. C’est ici que Shah Jahan, et sa fille préférée Jahanara Begum, a passé ses dernières années en captivité par son fils Aurangzeb . On dit qu’il était allongé sur son lit de mort tout en regardant le Taj Mahal.

Diwan-i-khas :  Il s’agit de la salle d’audience privée de l’empereur, construite par Shah Jahan en 1637. De grès rouge plaqué de marbre blanc, les colonnes et chapiteaux sont décorés de pietra dura formant des motifs floraux. Sur l’esplanade se trouve le trône de Jahangir. Sur la tranche, des inscriptions en persan, datant de 1602, indiquent que Jahangir s’est emparé du pouvoir avant la mort de son père Akbar.

Macchi Bhavan : La terrasse du Diwan-i-khas domine cette vaste cour adossée au Diwan-i-Am (cour d’audience publique). Elle servait de lieu de divertissement pour l’empereur. C’est ici aussi qu’était conservé le trésor de la cour.

Nagina Masjid : Cette délicate mosquée toute de marbre blanc est l’un des joyaux du Fort d’Agra. Construite par Shah Jahan pour servir aux femmes de la cour, la retenue décorative est de mise. Un simple pavillon à trois arches, surmonté de trois dômes, s’adosse au mur de la cour. Un balcon surplombant la rue et le bazar Mina permettaient aux femmes de la cour de faire leurs emplettes sans avoir à se mêler au peuple de la rue.

Diwan-i-Am : Le hall d’audience publique permettait à Shah Jahan de s’adresser à ses ministres et à la noblesse. Il témoigne du goût prononcé de l’empereur pour le marbre blanc. En réalité, le hall est en grès rouge recouvert de plâtre à base de coquillages. Le hall est divisé. De chaque côté se trouvent des fenêtres grillagées qui permettaient aux femmes de la cour d’assister à l’audience sans être vues.

Heures d’ouverture et prix du billet : De l’aube au crépuscule. 550 Rs (7euros) et 25 Rs pour les appareils photos et caméras.

Fatehpur-Sikri (Ville de la victoire et Ville fantôme)

Fatehpur Sikri- Agra
Fatehpur Sikri- Agra

Fathpur-Sikri, qui se trouve à 40 kms à l’ouest d’Agra, fut la capitale impériale de l’Empire moghol de 1571 à 1584. Construite entre 1569 et 1585 par le grand empereur moghol Akbar, elle est parfaitement conservée depuis son abandon par ce dernier, en 1585, faute de présence suffisante d’eau et d’où son surnom de « Ville fantôme ». Elle est un témoignage remarquable de l’architecture indienne du xvie siècle.

La citadelle fortifiée de Fatehpur-Sikri présente un ensemble architectural absolument unique inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’empereur moghol Akbar fit de Fatehpur-Sikri sa capitale après que la prophétie du saint soufi Cheikh Salim Chishti, lui promettant trois fils, fut réalisée. En plus d’une magnifique mosquée située hors des murs, Akbar fit édifier trois palais dans la citadelle, un pour chacune de ses épouses favorites : une hindoue, une musulmane et une chrétienne (pour l’unité du peuple). C’est à l’heure où le soleil se couche et que le grès rouge s’enflamme que la citadelle est la plus belle à observer. Mais quelle que soit l’heure du jour où vous y passerez, vous ne pourrez qu’être impressionné par ce fantastique héritage.

Diwan-i-Am : Quand on entre par la porte d’Agra, le Diwan-i-Am est le premier bâtiment que l’on perçoit. Akbar, monté sur son trône, y donnait ses audiences publiques, y rendait justice et écoutait ses sujets. Les condamnés à mort lâchaient ici leurs derniers souffles, écrasés sous le poids de l’éléphant royal. Cette immense cour se prêtait donc aux grandes cérémonies masculines ; l’autre moitié de la société, les femmes, devait se contenter d’observer discrètement la séance derrière les jali (petites fenêtres en pierre) se trouvant de chaque côté.

Diwan-i-Khas : En sortant du Diwan-i-Am, au fond de la cour à droite s’élève le Diwan-i-Khas ou la salle des audiences privées. En réalité, la salle occupe toute la hauteur du bâtiment. Au centre s’élance une grande colonne abondamment sculptée qui s’inspire de l’architecture du Gujarat, avec trente-six corbeaux en volute qui soutiennent un chapiteau d’où rayonnent quatre bras. Sur la partie inférieure de la colonne, des écritures symbolisant chacune des religions. Selon la légende, Akbar, sur un trône circulaire placé sur le chapiteau, présidait le conseil avec ses quatre ministres se trouvant au bout des quatre bras.

Ankh Michauli : Il s’agit de la trésorerie et se trouve juste à côté du Diwan-i-Khas. Elle abritait les deniers de l’Empire amassés dans des coffres-forts en pierre. Une de ces caches a été laissée apparente dans l’un des coins de la salle.

La Cour Pachisi : Nom donné à un jeu auquel se livrait Akbar. Un damier, en forme de croix et en grandeur réelle, se trouve au centre de la cour. La légende prétend que l’empereur utilisait des femmes esclaves en guise de pions.

Alup Tanao et le Daulat Khana : En continuant vers le sud on atteint un grand bassin d’ornement appelé Anup Talao. Quatre ponts mènent à la plate-forme centrale sur laquelle se produisaient des musiciens. Akbar pouvait les écouter depuis ses appartements privés situés dans le Daulat Khana (la Demeure de la Fortune).

Le Palais de Jodha Bai et le Palais Birbal : A l’ouest du jardin d’ornement, c’est le plus imposant de toute la citadelle. Ce palais aurait été édifié pour l’épouse hindoue d’Akbar, Jodha Bai, sa préférée. Les chambres étaient somptueusement décorées de soieries et de tapis.

Le Palais Birbal, quant à lui, a mieux vieilli, et on admire la richesse des peintures murales. Il aurait servi de résidence à l’un des ministres favoris d’Akbar.

Heures d’ouverture et prix du billet : Ouvert de 6h à 17h30. Entrée : 500 Rs (6,5 euros). Visite guidée : 450 Rs de 1 à 5 personnes. Audioguide (anglais) : 115 Rs.

Jaipur : La ville des Maharajas

Jaipur ou « La ville rose » du fait de la couleur caractéristique de ses bâtiments, est la capitale de l’État indien du Rajasthan et est, incontestablement, la plus plaisante des 03 villes indiennes que nous ayons visitées avec Delhi et Agra.

Située à 240 kms de Delhi et 230 kms d’Agra (4 heures de route), Jaipur transporte le voyageur dans l’Inde mythique des maharajas, du commerce des épices, des luxueux tissus et des pierres précieuses.

Dans la cité ancienne, installée au cœur de ses remparts impeccablement conservés, on va à la découverte de ses superbes monuments historiques, du palais des Vents au City Palace, en passant par l’étonnant observatoire astronomique.

Mais Jaipur est aussi une ville qui offre de multitudes bazars installés le long des grandes avenues où se mêle un incessant ballet de voitures, de rickshaws et des deux-roues klaxonnant à tout-va dans la gaité.

Hawa Mahal (Le Palais des Vents), symbole de la ville rose

Hawa Mahal- Palais des Vents- Jaipur

Dans la vieille ville, le Palais des Vents (Hawal Mahal), construit en 1799, est certainement le monument le plus célèbre de Jaipur. Il s’agit en réalité d’une fine façade de grès de cinq étages, haute de 15 mètres, percée de niches et de loggias finement sculptées.

Relié aux appartements du zenana (harem) du City Palace, l’édifice permettait aux femmes d’observer la rue sans être vues, tout en profitant d’une brise rafraîchissante, salutaire dans cette région où les températures sont torrides une bonne partie de l’année, grâce à un astucieux système d’aération qui lui a valu son nom de « Palais des Vents ».

Au petit matin ou à la tombée du jour, le Palais des Vents se révèle dans toute sa splendeur, lorsque la lumière, plus douce, met en valeur la chaude couleur du grès rouge et rose. Un moment d’éternité.

Le City Palace ou le Palais des Maharajas

C’est au début du 18e siècle que le maharaja Sawai Jai Singh II décida de fonder Jaipur pour y transférer sa capitale, auparavant installée au fort d’Amber, à une dizaine de kilomètres de là.

Ceinte de remparts, la nouvelle ville a bénéficié d’un véritable plan d’urbanisme dont témoignent ses rues quadrillées. Construit entre 1729 et 1732, le City Palace devint ainsi le centre du pouvoir.

Aujourd’hui, la moitié de cet ensemble de palais et de pavillons a été ouvert au public et aménagé en espaces muséographiques. Le reste étant toujours occupé par la famille du jeune maharaja, couronné en 2011 à l’âge de 12 ans (bien que son rôle soit purement honorifique). Si jamais le drapeau flotte au-dessus de l’imposant Chandra Mahal (le palais de la Lune), qui s’élève sur sept étages, sachez que le maharaja est là !

Les merveilles du City Palace

Ne manquez pas de visiter le musée des costumes, installé dans l’élégant Mubarak Mahal (le palais de Bienvenue), un pavillon de marbre blanc que le maharaja Sawai Madho Singh II avait fait construire à la fin du 19e siècle pour ses réceptions.

Parmi les luxueux atours brodés d’or, d’argent et sertis de pierres précieuses, est exposé l’impressionnant costume de Sawai Madho Singh I, un géant qui mesurait près de 2 mètres et pesait… 250 kg !

Dans la même cour, se trouve l’entrée du Maharani Palace, où est présentée l’une des plus belles collections d’armes du Rajasthan.

Au centre d’une autre cour, se tient le Hall des audiences publiques (Diwan-i-Khas), où l’on découvre deux énormes jarres figurant dans le Guinness des records au titre de plus grandes pièces d’argenterie au monde. Pesant chacune 345 kg et pouvant contenir 4 091 litres, elles furent utilisées en 1902 pour transporter de l’eau du Gange lors du voyage que le maharaja fit en Angleterre à l’occasion du couronnement d’Edouard VII.

Autres merveilles à ne pas manquer : les magnifiques portes de la jolie cour Pitam Niwas Chowk, ornées de fresques représentant les quatre saisons.

City Palace- Jaipur
City Palace- Jaipur

Jantar Mantar : Un observatoire astronomique à part

Juste à côté du City Palace, se trouve l’un des lieux les plus étonnants du Rajasthan : le Jantar Mantar, un observatoire astronomique en plein air regroupant près de 20 instruments monumentaux sur une grande esplanade. C’est au maharaja Sawai Jai Singh II, passionné de sciences, que l’on doit l’édification au début du 18e siècle de cet extraordinaire ensemble, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2010.

À l’époque, l’observatoire était utilisé pour prédire les éclipses et la mousson, faire des horoscopes ou encore rédiger des almanachs. Parmi les instruments les plus remarquables, le Brihat Samrat Yantra est connu pour être le plus grand cadran solaire du monde. Ses 27 mètres de haut lui conférant une précision exceptionnelle.

Le Yantra Raj, lui, est composé de deux instruments métalliques suspendus à un portique : un cercle astronomique et un astrolabe, qui est également le plus grand du monde.

Le Jal Mahal ou Le Palais sur l’eau

Jal Mahal- Palais sur l'eau- Jaipur

C’est sans doute l’un des monuments les plus photographiés de la région de Jaipur que vous pouvez admirer pendant des heures sans vous en lasser. A 5 km du City Palace, sur la route d’Amber ­– l’ancienne capitale –, le Jal Mahal (littéralement « palais sur l’eau ») semble flotter sur les eaux du lac artificiel de Man Sagar.

Construit en 1799 pour le maharaja Sawai Pratap Singh, cet ancien palais d’été servait notamment de cadre à des parties de chasse aux canards. Abandonné pendant 200 ans, il est lentement tombé en ruine avant d’être restauré à partir de 2005.

À cette occasion, le lac a également été assaini des tonnes de vase contenant des déchets toxiques ayant été évacués. Grâce à ce « toilettage environnemental », les oiseaux migrateurs, qui avaient déserté les marécages environnants, sont de retour.

Actuellement, le palais ne se visite pas, et c’est de la rive qu’on se contente de l’admirer et de le photographier.

Le Fort d’Amber

Fort d'Amber

A une dizaine de kilomètres de Jaipur, il ne faut pas manquer d’aller visiter la cité d’Amber et son Fort imposant. Derrière ses hauts murs de grès, cette ancienne capitale de maharajas recèle des merveilles.

En apercevant le Fort d’Amber depuis la route, on est impressionné par les dimensions extraordinaires de cette forteresse, stratégiquement perchée sur une colline surplombant le lac Maota et une étroite gorge sur la route de Delhi.

C’est ici que vécurent et régnèrent les maharajas de Jaipur du 16e au 18e siècle. Ce lieu de pouvoir était alors doublement protégé par des kilomètres de murailles crénelées courant sur la montagne, encore visibles aujourd’hui.

En pénétrant dans le fort, après avoir franchi la porte du Soleil (Suraj Pol) et gravi un grand escalier, l’ambiance change radicalement et l’on est ébloui par le raffinement de l’architecture et de l’art moghols, qui tranche avec l’aspect brut et massif des murs extérieurs.

Dans le Diwan-i-Am, la salle des audiences publiques, les hautes colonnes sont surmontées de chapiteaux représentant des éléphants, le grès rouge côtoyant le marbre. En face, de magnifiques motifs floraux ornent la porte monumentale de Ganesh Pol, donnant accès aux appartements privés du palais.

Joueur de Ravanhatta (violon 3000 ans av JC)- Fort d'Amber
Joueur de Ravanhatta (violon 3000 ans av JC)- Fort d’Amber

Là, se trouve le Jardin des femmes (Zenana Bagh) où la végétation dessine des formes géométriques entourant une grande fontaine. Plus loin, le Palais des miroirs (Sheesh Mahal) est une véritable merveille. On imagine aisément l’effet magique que devait produire l’éclat des lampes à huile sur les milliers de petits morceaux de verre recouvrant les murs et le plafond, mettant en valeur des motifs floraux d’une finesse extrême.

Enfin, dans le Gynécée (Man Singh Palace) on pénètre dans l’espace où vivaient ­les douze épouses du maharaja.

Vous pouvez accéder au fort à pied depuis le village (environ 10 minutes), en voiture, ou à dos d’éléphant comme le faisaient les Maharajahs.

 

Heures d’ouverture et prix du billet : Ouvert tous les jours de 8h à 18h. Entrée 500 Rs (6,5 euros), 50 Rs pour un appareil photo et 200 Rs pour un audio-guide en français.

Gastronomie

La gastronomie en Inde est, à elle seule, un voyage, une succession de découvertes. C’est l’une des plus riches, des plus parfumées et des plus subtiles au monde.

La cuisine indienne recouvre une grande variété de cuisines régionales d’Inde. Elles sont influencées par les épices, herbes, fruits et légumes que l’on trouve dans chaque région du pays, mais également par la religion et l’histoire. Ainsi, le végétarisme est très répandu dans la société indienne, majoritairement d’obédience hindoue, souvent résultat d’éthiques religieuses brahmaniques, jaïnes ou sikhes. La consommation de bovin ou de porc est limitée par les interdits de l’hindouisme et de l’islam.

Les épices sont d’une grande importance dans la cuisine indienne. Beaucoup de plats en sauce sont faits à base de « masala », un mélange d’épices qui caractérise chaque recette appelé aussi curry.

De nombreux plats nous sont, ainsi, présentés. Nous allons citer les plus connus et les plus remarquables.

Les pains (délicieux)

Naan
Naan

Roti et chapati : Galette de farine de blé complet mélangée à de l’eau et non levée. Cuite au four (tandoor) pour le premier et sur une plaque de fonte (tawa) pour la seconde. Ce sont les pains les plus courants en Inde.

Naan : Galette de farine blanche au levain liée avec du lait, traditionnellement cuite sur la paroi intérieure d’un four tandoor. On en trouve de délicieuses, comme le butter et le cheese naan, fourrée au fromage, le garlic naan, avec de l’ail (notre préférée), ou même garnies d’amandes, de fruits secs… un délice. Elle accompagne la plupart des plats en sauce.

Paranta ou paratha : Galette cuite à la poêle ou sur une plaque métallique et servie fourrée. Le Aloo Paratha (à la pomme de terre) est notamment dégustée pour le petit déjeuner par les Indiens.

Les Plats

Le Dal ou Dhal : Incontestablement le plat le plus consommé d’Inde. C’est un plat de lentilles qui sont, la plupart du temps, cuites à l’huile et épicées. Elles se déclinent sous plusieurs couleurs : yellow dal (brouet de lentilles jaunes), dal makhani (lentilles noires dans une sauce assez épaisse à base de beurre), dal muglai (grosses lentilles avec lamelles de légumes).

Chicken Tandoori
Chicken Tandoori

Les succulents tandooris: Morceaux de viande ou de poisson (généralement du poulet) ayant macérés toute la nuit dans du yaourt épicé et pimenté, et cuits dans le tandoor (un four-jarre en terre cuite). Le terme s’applique à tous les aliments cuits de cette manière. Du fait de cette longue préparation, ce plat est généralement le plus cher de la carte.

Chicken Tikka masala ou Sula : Ce sont des morceaux de poulet marinés dans des épices et du yaourt puis cuits dans un four tandoor, dans une sauce de masala (mélange d’épices). La sauce contient habituellement de la tomate et de la crème simple ainsi que plusieurs épices. Les morceaux de poulet sont cuits en brochettes.

Curry ou masala : Le plat passe-partout. On fait cuire l’aliment de base avec des épices (masala) revenues dans l’huile. Il se prépare avec toutes sortes d’aliments et/ ou de viandes (poulet, mouton, poisson). Un bon curry doit être préparé avec différentes épices saisies dans le ghee (beurre clarifié).

Le korma :  Préparation à base de légumes ou de viandes cuits dans une sauce à base de yaourt et d’épices (et parfois, noix de cajou, amandes, graines diverses…).

Les kebab et kofta : Le premier est une brochette de viande hachée et grillée tandis que le second se compose de boulettes de viande ou de légumes, le plus souvent de la pomme de terre, hachés et cuits dans une sauce au yaourt épicée.

Thali

Thali : Nous avons adoré car c’est une assiette « découverte » complète constituant le repas indien classique. La plupart des thali sont composés de : riz blanc, parfois avec du chapati ou pappad (crêpe dure à la farine de lentille), au moins une variété de dal (lentilles), différentes préparations de légumes (curry, korma, kofta), des sauces (sambar ou chutney), une raïta et un dessert.

 

Le paneer : Fromage frais, un peu semblable au cottage cheese anglais ou à la ricotta italienne, très utilisé dans la cuisine végétarienne.

Poori (ou puri) : Beignet à la pâte fine et friable, d’habitude servi avec des légumes.

Raïta : Le raïta est du yaourt battu auquel on ajoute tomates, oignons, concombre ou ananas. Elle peut être agrémentée de graines (cumin, sésame).

Samosa

Le fameux Samosa (ou Samoussa): C’est une sorte de bourek, de forme triangulaire, qui est composé d’une fine pâte de blé et qui enrobe une farce traditionnellement faite de légumes ou de viande, de piment et d’épices, notamment la coriandre et le curcuma. Ils sont vendus absolument partout, pour pas chers, et constituent un excellent coupe-faim. 

Desserts, sucreries et boissons

Gulab Jamun

Le Gulab Jamun : Qui est notre dessert préféré. Ce sont des boulettes au lait, genre babas, dorées à la poêle et servies dans un sirop parfumé à la cardamome et à l’eau de rose. Un vrai délice.

Les jus de fruits frais sont délicieux et s’achètent à chaque coin de rue dans des  » juice shop « . Jus de mangue (en saison), d’ananas, de papaye, de goyave, de banane… et de canne à sucre, de noix de coco et enfin, le nimbu pani, un jus de citron vert excellent, servi sucré ou salé.

Le Chai (Tchai) : C’est LA boisson nationale en Inde. Ce thé, mélangé à du lait et du sucre, on le retrouve partout. Agrémenté d’épices, telles que la cardamome et la canelle, il devient alors masala chai.

Le Kulfi : C’est une glace à base de lait, de pistaches ou d’amandes, souvent complétée de cardamome.

Lassi

 

L’incontournable Lassi : Yaourt battu jusqu’à ce qu’il devienne onctueux  souvent agrémenté de fruits. Le meilleur, à notre goût, est le banana lassi. Il peut aussi être « plain » (nature), « salted » (salé) ou « sweet » (sucré). Excellent.

 

Bon à savoir 

Change : 1 $ US = 70 INR (Roupie indienne) ou Rs. Et 1 euro = 80 INR. Vous trouverez, un peu partout, des bureaux de change.

Pourboire : Le pourboire est quasi-automatique en Inde. Il n’est pas obligatoire mais fait parti de la culture indienne. Si vous considérez que vous avez été bien servi, laissez, alors, quelques roupies (entre 10 et 50 en général).

Les transports : De loin nous vous conseillons les Tuk-Tuk (Touk-Touk) ou les Rickshaw, qui sont des tricycles motorisés, ou le métro à Delhi. Ils sont très pratiques et ne coûtent pas chers contrairement aux taxis. Aussi, pour y aller de ville en ville, vous avez les trains qui sont à très bon marché ou alors, vous pourriez louer des voitures, ou taxis, avec chauffeur, pour l’équivalent de 25 à 50 euros la journée (cela dépend de la voiture, si c’est  un privé ou une agence de location, de votre négociation…etc).

Négocier les prix : Mis à part les produits où les prix sont clairement affichés, ils restent tous négociables. Et vous devez négocier. Du Tuk-Tuk au shopping, en passant par les hôtels, négociez !

Hôtels : Il y en a pour tous les gouts et tous les prix. A partir de 2,5 euros (dortoirs) jusqu’à 100 euros la nuitée (Palais). Mais, en moyenne, vous trouverez de bons hôtels à partir de 25-30 euros. Nous vous conseillons de choisir des hôtels 3* et plus.

Restaurants : Idem que pour les hôtels. Vous en avez pour tous les prix et tous les goûts. Vous pouvez déjeuner pour 1 ou 2 euros. Mais, en moyenne, vous pourriez très bien manger pour 10 euros à deux.

Sécurité : La sécurité est totale et absolue en Inde et les indiens sont très courtois. Évitez, bien entendu, de vous rendre dans des endroits isolés et tard le soir, comme cela est indiqué pour tous les pays du monde.

Comment s’habiller : Il est conseillé aux femmes de ne pas trop se dévêtir et de préférer les pantalons et robes aux jupes et shorts.

Langues parlées : Après le Hindi, l’anglais est la langue la plus utilisée en Inde.

Meilleurs périodes pour y aller : Pour le circuit que nous avons fait, communément appelé le « triangle d’or », à savoir Delhi- Agra- Jaipur, les meilleures périodes indiquées sont de début Octobre à fin Mars. Autrement, en dehors de ces périodes, les chaleurs sont excessives en plus de la mousson (vents et pluies), mais les touristes y sont quand même nombreux à y aller.

Comment y aller : Les billets d’avions à partir d’Alger vers Delhi, via Dubai, sont à partir de 80.000 DA. Nous vous conseillons de choisir des billets où le temps d’escale n’est pas important (moins de 4 heures). Le trajet étant long et fatiguant (7 heures d’Alger à Dubai et 4 heures de Dubai à Delhi).

Le mieux serait, cependant, et pour les moins aventuriers, d’y aller avec une agence de voyages spécialisée qui s’occupera absolument de tout.

Nous vous mettons ici le lien d’une agence de voyages, Le 6ème Continent, qui propose des circuits pour l’Inde et que nous considérons comme étant sérieuse.

Nassim ILES