M’hamed Issiakhem : Réalisation d’un documentaire sur sa vie

« M’hamed Issiakhem : père de la peinture moderne algérienne », est le titre du documentaire sur la vie et l’œuvre de cet immense peintre algérien qui aura marqué, d’une empreinte indélébile, la peinture contemporaine. 

Réalisation d’un documentaire sur l’artiste plasticien M’hamed Issiakhem

Réalisée par Hafida Meraksi, cette œuvre, soutenue par la maison de la culture « Zeddour Brahim Belkacem » d’Oran, est l’aboutissement d’une recherche approfondie sur M’hamed Issiakhem, sa vie, son itinéraire artistique et sa contribution au développement de l’art pictural national, a souligné madame Meraski, cadre de cet établissement culturel.

Ce documentaire se base sur les témoignages des proches du défunt artiste et traite également de ses œuvres artistiques qui reflètent ses souffrances, ses blessures physiques et intérieures et son fort attachement à son peuple et à sa société.

Cette oeuvre audiovisuelle vise à faire découvrir aux jeunes M’hamed Issiakhem, cette figure de la peinture algérienne, l’une des plus connues et des plus appréciées à l’échelle mondiale.

Le documentaire a été projeté, lors de la cérémonie de clôture du Salon national d’arts plastiques, organisé dernièrement à Oran, en présence d’un grand nombre d’artistes de différentes générations.

Élève du miniaturiste Omar Racim, M’hamed Issiakhem manipule une grenade volée dans un camp militaire américain, en 1943 alors qu’il n’avait que 15 ans, qui, malheureusement, finit par exploser dans sa main. Deux de ses sœurs et un neveu meurent. Tandis que lui, il reste hospitalisé pendant deux ans et sera finalement amputé du bras gauche.

Cet événement tragique changera totalement ses rapports avec sa mère et le cours de sa vie.

Une grande amitié entre M’hamed Issiakhem et Kateb yacine

Une grande histoire d’amitié allait naître entre ces deux immenses artistes algériens : M’hamed Issiakhem et l’écrivain Kateb Yacine,  qui se sont rencontrés en 1951 et qui deviendront inséparables. M’hamed illustrera, alors, plusieurs de ses œuvres et ils réaliseront même un film pour la télévision, Poussières de juillet, en 1967.

Né le à Taboudoucht, en Kabylie, M’hamed Issiakhem décédera le 1er décembre 1985 après avoir reçu le Premier Simba d’Or (Lion d’Or) de Rome, distinction de l’UNESCO pour l’art africain.

 CultureAlgérie et APS