Tamanrasset, l’icone du Sahara d’Algérie

Tamanrasset, ou « Tam », comme l’appellent les hommes du Nord, est la capitale incontestée du Hoggar.

Cette ville, relativement jeune, profite du climat relativement tempéré que procure l’altitude, à près de 1 400 mètres.
Le père de Foucault y laissa d’ailleurs une trace indélébile avec son Bordj, près du Musée d’arts traditionnels, riche en pièces d’artisanat magnifiques : bijoux, habits, armes et même serrurerie. Le marché de la ville est aussi très attirant avec ses boutiques en ceinture et ses vendeurs à la criée.
A quelques kilomètres se trouve une source thermale, Adriane, fort fréquentée. Tout près dans le village, qui compte de nombreux forgerons, se trouvent deux monuments funéraires singuliers. Ils abritent les sépultures du prince Moussa Ag et de sa cousine Dassine Ould Khemma, célèbres dans la mythologie locale.

Tamanrasset, ville des plus beaux lever et coucher de soleil au monde

Mais ce qu’il ne faut surtout pas rater quand on est à Tamanrasset, c’est l’Assekrem. Destination privilégiée, grand classique incontournable du tourisme saharien, la visite du plateau de l’Assekrem s’impose et vous attend depuis la nuit des temps. Le spectacle est incomparable au-dessus de pitons rocheux, d’aiguilles et d’arêtes tranchantes à l’infini. Ce périple qui vous mène jusqu’à l’Ermitage nécessite deux jours au moins. Deux jours de bonheur à, d’abord, longer l’Ilharen, laisser la source thermale de Tahabort au sud-ouest et faire une halte aux gueltas d’Imlaoulaouene. Temple d’eau au milieu d’un paysage torturé, ces cascades de 20 mètres de haut tranchent avec le bleu du ciel.

Le plateau de l’Assekrem, à plus de 2700 m d’altitude, s’atteint à pied. La vue panoramique est superbe, le regard se perd à l’infini et les coucher et lever de soleil sont les plus beaux au monde. Au nord, culmine l’imposant Tahat. C’est la dernière étape vers le refuge du Père de Foucauld. Cet ermitage, construit en 1910, abrite une belle petite chapelle.