Décés du grand chanteur Rabah Driassa

Rabah Driassa, grand chanteur qui aura marqué plusieurs générations avec des titres devenus, au fil de ans, des classiques de la musique algérienne, est décédé, aujourd’hui à Blida, à l’age de 87 ans.

Né à Blida en 1934, Rabah Driassa a vécu une enfance très difficile avec le décès précoce de ses parents. Sa première passion étant la peinture, et particulièrement la miniature, il réussit à exposer ses œuvres tant en Algérie qu’en France et où il obtient le prix de Jules Ferry.

A partir de 19 ans, soit en 1953 il commence à s’intéresser à la chanson algérienne et à écrire des textes aux autres chanteurs algériens jusqu’au jour où il essaye de chanter sa propre chanson dans une émission radio intitulée « Men Koul Fen chwiya ». Le succès fut immédiat et lui vaut le surnom de « Rossignol d’Algérie ».

Il crée son propre genre musical, un mélange de Alaoui et de Sahroui avec des paroles traitant souvent des problèmes sociaux. Il sort plusieurs disques à succès sous les labels Pathé et Philips.

A partir de l’indépendance, Rabah Driassa chantera aussi des chansons patriotiques et fera plusieurs tournées internationales qui le mèneront jusqu’à la prestigieuse salle de l’Olympia en 1975.

Des titres comme « Douri douri ya essa3a », « Nedjma qotbia » , « Qoulou l’ha el  moumarida », « Ya l’houta », « Warda bayda », « Ana djazairi », « Mabrouk alina », et surement bien d’autres, feront désormais parti du patrimoine culturel national. Allah irahmou.